Journal de NovAdo
La MJC de Rodez propose durant le mois de novembre un festival culturel, artistique et accessible à tous

Extrem ados théâtre et danse / Du 8 au 10 novembre

Trois Extrem Ados seront au programme cette année avec la volonté de mettre en jeu un texte ou une chorégraphie « dans l’urgence » avec 12 ados sous la direction d’une metteure en scène ou d’une chorégraphe


  • Sarah Freynet // En Compagnie des Barbares // Théâtre (à la MJC de Rodez)
  • Fanny Violeau // Cie MégaSuperThéâtre // Théâtre (au Club Rodez)
  • Martha Izquierdo // Cie [Iodudo] productión // Danse (à la MJC de Rodez)

Restitution des trois Extrem Ados le dimanche 10 novembre à 17:00 à la MJC de Rodez.

Extrêm’Ados Théâtre

Vendredi 8 novembre
18h – 22h

Samedi 9 novembre
10h – 22h

Dimanche 10 novembre
10h – 12h
+répétition après-midi

Lieu : MJC de Rodez et Club Rodez

Coût du WE : 20€ (+ adhésion jeune MJC de Rodez 9€)
Si règlement CH, ordre MJC de Rodez

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C'est QUOI ?

Extrêm’Ados n’est pas un atelier théâtre de plus à Rodez !
C’est, en plein festival NOVADO, une expérience théâtrale singulière, en immersion, le temps d’un week-end, du vendredi soir au dimanche soir.
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Pour QUI ?

Cela s’adresse à 15 adolescents passionnés de théâtre.
En 24 heures chrono et sous la houlette du metteur en scène, ils relèveront le pari insensé de s’emparer d’un texte contemporain pour la scène et d’en proposer au terme du week-end une restitution publique en forme de performance.
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Comment ?

Engagement et implication, qualité d’écoute, concentration, vivacité, exigence autant que plaisir de jouer seront les maîtres mots de cette proposition originale et intense où il s’agira de bousculer les limites du possible et du théâtre, et surtout de mettre en jeu, dans l’urgence, l’élan créateur des adolescents.

S’INSCRIRE…

Pour plus de renseignements et pour réserver votre place, contactez : la MJC au 05 65 67 01 13 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Extrêm’Ados Danse

Vendredi 8 novembre
18h – 22h

Samedi 9 novembre
10h – 22h

Dimanche 10 novembre
10h – 12h
+répétition après-midi

Lieu : MJC de Rodez

Coût du WE : 20€ (+ adhésion jeune MJC de Rodez 9€)
Si règlement CH, ordre MJC de Rodez

1

C’est QUOI ?

Extrêm’Ados danse sera le prétexte de s’enfermer 24h entre le vendredi soir et le dimanche soir pour réaliser par la danse mais avant tout physiquement, une création collective. C’est, en plein festival NOVADO une expérience chorégraphique singulière, en immersion, le temps d’un week end.
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Pour QUI ?

Cela s’adresse à 10 à 15 adolescents sensibles au mouvement et physiquement prêts à s’engager dans cette aventure artistique.
En 24 heures chrono et sous la houlette de Marta Izquierdo Muñoz, danseuse et chorégraphe, les jeunes retenus vont expérimenter des matières chorégraphiques, se confronter à l’expérience du groupe en goûter l’énergie pour finalement donner à voir une performance qui viendra conclure le week-end.

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Comment ?

Atelier chorégraphique, création d’un spectacle.
Que la danse soit pour vous une activité que vous souhaitez approfondir ou une simple curiosité et un objet de découverte, peu importe. Travailler à partir de vos singularités, et du potentiel créatif de chacun et du groupe qui sera constitué. Explorer et arpenter ce lieu si particulier et parfois mystérieux qu’est le plateau de théâtre, pour d’une part observer ce qu’il peut nous offrir et tenter de l’apprivoiser, et d’autre part pour répondre par des improvisations individuelles et collectives. Tout sera potentiellement matière à fabriquer : vos corps, vos danses, vos jeux, vos voix, vos paroles, des textes, vos vêtements...

Profiter de la puissance motrice du groupe pour construire une expérience chorégraphique commune jubilatoire.

S’INSCRIRE…

Pour plus de renseignements et pour réserver votre place, contactez : la MJC au 05 65 67 01 13 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Sarah Freynet
dramaturge et metteur en scène

Née en 1973, Sarah Freynet enseigne la dramaturgie aux conservatoires de Toulouse et Narbonne ainsi que l’écriture de plateau en Master d’Ecriture scénique à l’Université Toulouse Jean Jaurès. De 2001 à 2006 à Pékin, elle met en scène les écritures de Koltès, Julie de Lespinasse, Rimbaud, Michaux et travaille en collaboration avec des acteurs de l’opéra de Pékin. Depuis 2008, elle fait un travail théorique sur les rapports entre Arts plastiques et écriture, notamment sur l’œuvre d’Howard Barker, peintre et dramaturge anglais qu’elle assiste dans sa transmission de Vania aux comédiens français. Elle a validé un Master d’Arts du spectacle sur les relations entre théâtre et peinture, en 2008.

D'info...

Après avoir suivi pendant trois ans les ateliers du Groupe Merci « Esprit d’incertitude » réunissant auteurs, plasticiens, comédiens, elle monte avec Karine Monneau En Compagnie des Barbares, et écrit des spectacles où le texte est toujours au cœur d’une installation plastique. Grâce à une longue collaboration avec l’artiste Christine Solaï ses textes ont trouvé leur univers : robe peep-show des Notes de l’Oreiller ; univers de collages déstructurés pour cri & co, un délire dada ; ou scénographie reposant sur un bouquet congelé dans Transmission, petite histoire des objets des morts : tous les spectacles de la compagnie gardent ce souci du dialogue entre texte et autres arts. En 2015 elle a reçu le prix d’aide à la création du Centre National du Théâtre (Artcena) pour son texte Transmission, petite histoire des objets des morts, un texte fragmenté, entre scènes théâtrales, soliloques et listes, écrit à partir d’entretiens sur l’héritage. Ces entretiens ont fait l’objet d’un documentaire, Les Héritiers, écrit et réalisé par Christine Solaï et Sarah Freynet. Pour Transmission, deux écritures parallèles ont été menées : une forme frontale en salle et une forme nomade, déambulatoire, jouée chez l’habitant que nous invitons à trier un héritage entre réel et fiction (programmation de 5 représentation dans 5 maisons différentes en 2017 par les Pronomades). Le spectacle dans ses deux versions tourne dans la région Occitanie.

Elle continue à mettre en scène des textes contemporains (création de la Konférans pour lé zilétré de Katalin Molnar en juillet 2017) et de faire la dramaturgie de textes classiques pour d’autres compagnies (L’Orestie, Emetteur compagnie, création prévue en 2019).

Bibliographie

Autoportrait de la femme au chapeau, Revue Sang d’Encre, Toulouse, 2008.

Ecriture de plateau à partir de poèmes, listes, modes d’emplois :

Notes de l’Oreiller, juillet 2011
Cri &Co, Septembre 2012

Ecriture à partir de témoignages :

Transmission, petite histoire des objets des morts, prix d’écriture du CNT, 2015.
Il faut bien que jeunesse se passe, collecte de paroles et résidence d’écriture au Moulin de Roques- sur-Garonne en février 2017.
Résidence d’Ecriture à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignons, février 2018.

Autres

Journal du Dream Hotel, 2017, en cours de publication aux éditions Un Thé chez les fous, Toulouse.

Fanny Violeau

Après une licence de droit et plusieurs années en production d’une saison culturelle d’été d’art contemporain et de musique, elle intègre le Conservatoire d’Art Dramatique de Toulouse et la Classe Labo de 2011 à 2014. Elle y travaille notamment avec Guillaume Bailliart et le Groupe Merci. Elle intègre ensuite la compagnie toulousaine MégaSuperThéâtre, avec laquelle elle invente des formes à destination des jeunes citoyens, intervenant dans leurs établissements scolaires, tel que C’est quoi le théâtre ?, À quoi tu penses ? et en tout public Les Assemblés. Elle fait partie du collectif PFFF, laboratoire de recherche sur les thèmes femme(s) et performance. Elle co-écrit plusieurs spectacles, Les trois petites sœurs - création collective, Quand j’étais petit j’étais une limace co-écrit avec Sylvain Duthu, et pousse-pousse co-écrit avec Méloëe Ballandras où elles construisent un univers entièrement écologique. Parallèlement à ses projets en tant que comédienne, elle intervient en centre pénitencier de longue peine, sur des formations en entreprises, et sur des créations avec un public adolescent.

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Marta Izquierdo Muñoz
artiste en compagnonnage

Enfant de la Movida madrilène, Marta Izquierdo Muñoz est venue à la danse après des études de psychologie. Elle pratique assidûment le ballet, le jazz, la danse contemporaine, le flamenco, le clubbing et mène un parcours d’interprète avant de signer à partir de 2007 ses premiers projets personnels. Utilisant la performance et la danse associées à une certaine théâtralité, elle développe ses créations à partir de personnages féminins ambigus, à cheval entre la culture populaire et les marges. Elle traverse ainsi les identités au gré de métamorphoses, sirène, cheikha marocaine, majorette… C’est autour de ce personnage de la culture populaire qu’elle crée cette saison IMAGO-GO. Toujours sur le versant collectif, elle s’engage dans un projet de création amateur pour 15 adolescents intitulé Yolo et auprès des étudiants de l’ESAD le temps d’une semaine folle.

D'info...

Venue à la danse sur le tard après des études de psychologie à Madrid, sa ville natale, Marta Izquierdo Muñoz pratique la danse avec une boulimie certaine (ballet, jazz, contemporain, flamenco, clubbing) avant de signer ses premiers projets personnels à partir de 2007 et créer sa compagnie [lodudo] producción.

Après avoir été interprète, notamment chez Carmen Werner (1996-1998), Catherine Diverrès (CCNRB – de 2001 à 2007) et François Verret (2006-2008), elle oriente ses propres projets vers des formes resserrées (du solo accompagné au trio), voyageuses (France, Espagne, Allemagne, Autriche, Japon, Maroc) et qui prennent le temps nécessaire aux rencontres.

Après une petite forme contemporaine foraine (Jaleo, Le Triangle à Rennes, 2007), elle crée avec [lodudo] produccion She’s mine dans le cadre du sujet à Vif (festival d’Avignon 2008) suivi d’une tournée internationale ; puis Walking on thin ice (festival Mettre en Scène 2008) ; Rojo (festival Antipodes 2009, Le Quartz, Brest – à l’issue d’une résidence Culturesfrance Hors-les-Murs au Japon dont elle est lauréate en 2008), Sirène (festival Antipodes 2010), He matado al príncipe (mon cœur est un océan) (festival Ardanthé 2012, Vanves) ; My name is Britney Spears (festival CDC International, Toulouse 2014). Lauréate du programme de résidence de l’Institut Français du Maroc, elle y amorce un dyptique : Admirando la cheikha (2014 – festival Temporada Alta, Girona, Espagne) et Bt’n’bt ! una Carnecineria (2016 – festival CDC International, Toulouse). Ses deux derniers projets artistiques ont en commun un objet rudimentaire et archaïque, le bâton : Practice Makes Perfect (2017) autour des danses traditionnelles utilisant le bâton, en Catalogne espagnole et dans la culture occitane française et IMAGO-GO (2018), autour de la figure de la majorette et des pratiques de loisirs en communauté, GUERILLèRES (2020) le deuxième volet d’un triptyque sur la communauté.

Ses créations sont le fruit de collaboration artistiques régulières (Samuel Pajand, Frans Poelstra, Mark Tompkins, Judith Cahen, Youness Anzane, Angèle Micaux) ou occasionnelles (Norico Sunayama, Junko Fuchigami, Jean-François Pauvros, Amal El Atrache), musiciens ou performeurs polymorphes, choisis pour leur capacité, non seulement à traverser plusieurs genres ou disciplines artistiques, mais également à se réinventer chaque fois sous une nouvelle forme. La rencontre consiste alors souvent à se déstabiliser mutuellement en décontextualisant le travail au contact de l’autre, dans un jeu perpétuel entre identité réelle et construite.

Marta Izquierdo Muñoz, titulaire du Diplôme d’Etat en danse, conçoit ses activités pédagogiques comme un prolongement de son travail de création en proposant depuis une dizaine d’année des ateliers à destination de danseurs professionnels (Extension), dʼécoles d’art (ESA Quimper), de facultés d’art du spectacle (Universités Rennes 2 et Lyon 2), de public scolaire (de la maternelle au lycée) ou d’amateurs, en lien notamment avec le Musée du Louvre et les Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint-Denis ; le CHU de Toulouse et le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse.

Elle a reçu en 2009 le Prix Evolucion du magazine culturel espagnol El Duende dans la catégorie danse et performance. Ses créations reçoivent le soutien de la DRAC Occitanie (Ministère de la Culture et de la Communication) et du Conseil Régional d’Occitanie et ses projets à l’étranger sont régulièrement soutenus par l’Institut Français et l’Instituto Cervantès.